Counseling et dépistage initié par les prestataires de soins (DCIP) comme meilleure stratégie pour booster l’objectif 90/90/90 : Expérience de Sanru Asbl avec l’appui financier du Fonds Mondial

Au début de la lutte contre le VIH/Sida, beaucoup d’accents étaient mis sur le Counseling et Dépistage Volontaire (CDV) pour tester les malades au VIH. Mais, cette approche a montré ses limites car il y a encore les US et coutumes, le refus d’accepter les résultats, le non retrait des résultats, la discrimination et stigmatisation, etc.

En effet, selon l’EDS-RDC 2013-2014, une proportion encore importante d’hommes et de femmes (68%) n’ont jamais effectué de test du VIH (63 %) ou ont effectué un test mais n’en connaissent pas le résultat (5%).

Méthodologie

A l’aube de l’objectif 90/90/90, SANRU Asbl avec l’appui financier du Fonds Mondial applique la stratégie Counseling et Dépistage initié par les prestataires de soins (DCIP) pour booster le tester et traiter les malades sous ARV dans les formations sanitaires. Profitant de l’état de  santé du malade, le prestataire fait un counseling et sollicite systématiquement à tous les malades le test au VIH. Ainsi, les prestataires de soins ont été formés en paquet complet VIH et les outils de collecte des données au niveau des formations sanitaires pouvant scinder le CDV et le DCIP ont été rendus disponibles.

 

Résultats

A l’issue de l’application de cette stratégie qui a été intégrée depuis le mois de janvier 2017, les résultats ci-après ont été escomptés :

        

Discussions/Leçons apprises

a) Il n’y a plus d’engouements pour le dépistage volontaire. Les quelques cas qui viennent, c’est pour les mariages, le recrutement d’embauche, les voyages internationaux, etc.

b) Avec un bon counseling, les malades refusent difficilement ou presque pas au dépistage proposé par les prestataires de soins. Néanmoins, les prestataires de soins se plaignent d’être submergés par le volume de travail. C’est pourquoi, cette stratégie DCIP doit être accompagnée par un personnel additionnel dans le box du médecin et d’une motivation des prestataires.

c) Avant 2017, par manque d’outils de collecte des données pouvant scinder le CDV et le DCIP, tous les cas étaient mis ensemble CDV/DCIP. Ce qui fait que le CDV semble contribuer beaucoup dans le dépistage au test VIH de la population.

Conclusion/ Recommandations

a) Renforcer le testing au niveau des portes d’entrées TB, PTME et DCIP et motiver les prestataires de soins.

b) Maintenir la disponibilité des tests dans les Formations sanitaires.

 

Auteurs: E. Kieto, A. N’siala, D. Mulumba, P. Philippe, P. Kanku, J. Kanowa, A. Kalonji, F. Minuku et L. Kintaudi

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